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Produits Chimiques Pour Traitement: Revelateur Film
PMK
Nouvelle Présentation
Le révélateur se présente sous la forme de 2 flacons
:
Partie A : 500 ml ; Partie B : 1000 ml
Solution de travail de 50 litres
La conservation des deux solutions est exceptionnelle : jusqu’à
dix ans , même conservées dans des flacons à moitié
remplis !
Un révélateur au pyrogallol conçu par Gordon Hutchings.
Un peu d'histoire
Le pyrogallol était le révélateur
le plus employé au XIX ème siècle. On l'a parfois
surnommé le " roi des révélateurs »
dans la littérature photographique. Mais il était aussi
le plus difficile à utiliser. C'est pourquoi, avec l'apparition
du génol (1891)
et de l'hydroquinone (1880) , moins toxiques et plus stables, le pyrogallol
a perdu peu à peu de sa popularité.
Pourtant, au XX ème siècle, des photographes comme Edward
Weston ont continué à l'utiliser pour obtenir des négatifs
d'une exceptionnelle gradation tonale.
Aujourd'hui, les plus grands consommateurs de pyrogallol sont les laboratoires
de chimie, qui l'emploient principalement pour l'analyse des gaz.
Les avantages esthétiques
du PMK
La formule récente de Gordon Hutching, PMK, est adaptée
aux émulsions modernes. Elle permet d'obtenir un tirage de haute
qualité beaucoup plus rapidement qu'avec un négatif développé
dans un révélateur classique, de type génol-hydroquinone
ou phénidone- hydroquinone. A l'agrandissement, les opérations
de maquillage (retenir et faire venir) sont beaucoup moins fastidieuses
avec les négatifs développés dans le pyrogallol car
les hautes lumières sont plus détaillées, plus faciles
à traduire, et les valeurs moyennes présentent aussi plus
de clarté et de détail. La gradation tonale est étendue
et les négatifs procurent une image plus piquée. De surcroît,
le grain est moins prononcé qu'avec les révélateurs
traditionnels à haute définition.
Les qualités particulières du PMK influencent la richesse
du tirage final en lui apportant une plus grande subtilité dans
les variations de gris, mais aussi accentuent l'acuité visuelle
du photographe en lui donnant une nouvelle possibilité de traduire
avec précision et délicatesse les lumières les plus
complexes.
Grain et coloration du négatif
Rappelons que la taille et la structure du grain sont inhérentes
à chaque type de film. Au cours du développement dans le
PMK, une coloration se forme à l'endroit où l'argent est
réduit. Cette coloration est une des particularités du pyrogallol.
Le PMK a été conçu pour produire une coloration maximale
de l'image. Elle agit à la manière d'un masque qui cache
en partie le grain du film.
Une teinte jaune - vert entoure chaque grain d'argent et remplit l'espace
habituellement vide entre eux; elle devient une partie intrinsèque
de l'image. Le papier réagit à cette coloration comme à
une densité supplémentaire. La densité d'un négatif
au "pyro" est donc la conjonction de deux densités, celle
de l'argent et celle de la coloration. En conséquence, la sensibilité
du film et ses qualités de tirage sont accrues. La définition
est plus marquée; le grain réduit.
Avec le PMK, les halogénures d'argent ne sont pas dissous au court
du développement par une forte concentration de sulfite, comme
c'est le cas pour les révélateurs traditionnels à
grain fin. Cela évite que cet argent dissout n'aille s'agglomérer
à l'argent déjà réduit (surtout dans les hautes
lumières) et crée un effet de diffusion en bordure des fortes
densités du négatif.
Les révélateurs conventionnels ne permettent pas de bien
rendre au tirage des scènes de brouillard ou de brume de façon
convaincante. Même des négatifs 20x25 représentant
de la brume sont souvent plats et conservent un aspect granuleux. Un négatif
teinté par le pyrogallol, à cause de la continuité
de sa coloration, traduit la brume à la manière d'une étendue
d'eau calme, telle une aquarelle.
Acutance
Le pyrogallol produit une forte acutance , notamment dans les régions
très claires qui jouxtent des gris moyens. Sur un fond gris moyen
ou clair , une sorte de contour très fin se dessine autour des
nuages, des vêtements blancs et de toutes les parties claires de
l'image.
Détails des hautes lumières
Le détail des hautes lumières provient de la conjonction
d'une réduction non diffuse des halogénures d'argent et
d'une acutance marquée. L'action du pyrogallol sur la gélatine
provoque un tannage qui réduit le déplacement des halogénures
au cours du développement et cerne ainsi mieux les contours des
régions denses situées en bordure des parties moins denses.
Le PMK permet des tirages montrant des hautes lumières éclatantes
et détaillées sans le côté grisâtre des
images trop maquillées pour faire venir les blancs.
La coloration provoquée par le PMK accentue l'acutance des hautes
lumières par la présence limitée en argent dans les
fortes densités du négatif ( on sait qu'un négatif
sous - exposé est plus piqué, particulièrement dans
les régions les plus denses, qu'un négatif normalement exposé).
Le PMK donne sur tout le négatif une densité d'argent moindre
que la normale, le reste de densité utile étant apporté
par la coloration jaune - vert surtout présente dans les hautes
lumières.
Formules et étapes du développement
avec le PMK
Le PMK est conçu comme un révélateur universel pour
les émulsions modernes utilisées dans les conditions les
plus variées. PMK veut dire Pyro-Métol-Kodalk. Le métol
est le nom anglais du génol. Kodalk (appelé par la suite
Balanced Alkali) est le nom que Kodak donne au métaborate de sodium
qu'il commercialise.
La formule est composée pour donner le meilleur équilibre
entre les caractéristiques suivantes : acutance, coloration maximale
de l'image négative, voile minimum, bonne sensibilité, possibilité
de contrôle du développement selon les principes du Zone
Système, stabilité, constance et régularité
des résultats, facilité d'emploi, longue conservation.
Préparation de la solution de travail
1 partie A + 2 parties B + 100 parties d'eau
Soit : 10 ml A + 20 mL B + 1000 ml d'eau
Peu importe l'ordre d’introduction des solutions dans l'eau.
La solution de travail doit prendre rapidement une teinte ambrée.
C'est une garantie de son efficacité.
Temps et température de développement
Elle est donnée ici pour 21° C. En été, il est
parfois impossible d'atteindre ces températures. Ne pas hésiter
à adopter des températures plus élevées.
Considérer comme base de départ que, pour chaque degré
Celsius plus élevé, il faut diminuer le temps de développement
de 4 %.
Au-delà de 20 minutes, le développement est peu efficace.
Le contraste maximum est atteint, les hautes valeurs se tassent et le
voile de développement augmente de façon significative.
Au-delà de 27/28° C, il y a un risque de détérioration
de l'émulsion (décollement et réticulation).
26° C est donc considéré comme la température
maximale de traitement. L'effet tannant du pyrogallol permet d'atteindre
de telles températures sans risque.
A 26° C, les négatifs sont excellents. Le grain est moins prononcé.
Autrement les caractéristiques des négatifs développés
à 21 ° C (ou plus) présentent les mêmes caractéristiques.
A haute température, un bain marie peut s'avérer nécessaire.
Les temps de développement indiqués sont calculés
pour produire des tirages moyennement contrastés à partir
de négatifs moyennement contrastés, avec une lumière
diffuse à quartz halogène (3400 °K) et un filtre Ilford
n° 2. Avec du papier gradé ces indications peuvent s'avérer
trop contrastées
Les temps de développement sont indicatifs, calculés sur
des développements de films 120/220 et plans - films.
Agitation
Pour le développement en cuve étanche (Paterson, Kinderman,
etc..), agiter constamment les 15 premières secondes puis toutes
les 15 secondes (deux vifs retournements de cuve par agitation; cogner
le fond de la cuve en fin d'agitation pour éliminer les bulles
d'air).
Entre chaque agitation, la cuve doit rester immobile. Cela peut sembler
trop fréquent; mais c'est une nécessité pour éviter
des développements inégaux avec le pyrogallol.
En cuve profonde, suivre aussi une fréquence d'agitation toutes
les 15 secondes. Adopter un mouvement de rotation autant que de d'élévation
de la colonne de spires.
Au début, les films peuvent présenter un développement
irrégulier si l'agitation n'a pas été bien effectuée
( trop lente ou trop brusquée). Mais rapidement on obtient des
résultats parfaits.
Pour les grandes cuves, un système d'agitation à l'azote
est possible.
Expérimenter.
Le système JOBO peut être utilisé avec le PMK (séries
2500 et 3000).
Pour les plans films un pré trempage dans l’eau en cuvette
est préconisé avant l’introduction dans le tambour.
Dans tous les cas, l’ajout d’EDTA (BERGGER) au révélateur
PMK est fortement recommandé pour assurer l’excellence des
résultats. Faire une solution à 1% en disolvant le sachet
EDTA BERGGER dans 1 l d’eau (cette solution se conserve indéfiniment
en flacon bouché, à l’abri de la chaleur et des U.V.
). Ajouter 5 à 10 ml de cette solution à 1% par litre de
révélateur prêt à l’emploi, juste avant
développement.
Bain d'arrêt
Un bain classique (1 à 2% d'acide acétique) convient surtout
pour les temps de développement courts. On peut aussi employer
de l'eau non acidulée. Agiter en continu.
Fixateur
Un bain non tannant est essentiel pour une bonne coloration ultérieure
du négatif. Fixer deux fois le temps nécessaire à
la clarification du négatif. Agitation classique.
Nous recommandons l’emploi du fixateur BERFIX non acide, spécialement
étudié pour le PMK. Ne pas utiliser BERFIX avec un bain
d’arrêt. Bien respecter les recommandations pour les temps
de fixage.
Bain alcalin de coloration de l'image négative
Après fixage, placer directement les négatifs dans le révélateur
usagé pendant 2 minutes et agiter toutes les 30 secondes . Ce bain
alcalin favorise la formation d'une coloration prononcée du négatif
( indispensable pour le PMK). On peut remplacer le révélateur
usagé par une solution alcaline de métaborate de sodium
(2 g par litre)_ .Ne pas réutiliser le révélateur
qui est un bain perdu.
_ Remarque personnelle : je préfère jeter le PMK après
développement; pour le bain alcalin qui intervient après
le fixateur, je dilue 20 ml de la solution B dans 1 litre d'eau : cela
convient parfaitement
Lavage
Laver immédiatement le film en eau courante pendant 20 à
30 minutes.
Au moins 20 minutes sont nécessaires car la coloration de l'image
s'intensifie au cours du lavage. A défaut d'eau courante , employer
6 bains de 3 à 5 minutes chacun ( agiter constamment pendant le
premier bain). Surtout, ne pas utiliser d'éliminateur d'hyposulfite,
qui affaiblirait la coloration de l'image négative.
Rinçage
Rinçage à l'eau distillée, additionnée d'agent
mouillant.
Remarque sur l'eau de traitement
Les films 135 et 120/220 devraient être toujours traités
dans une eau filtrée pour éviter tout dommage de l'émulsion
par des impuretés en suspension.
Renforcement des négatifs
Les techniques habituelles : le virage au sélénium dilué
1+3 pendant 5 à 6 minutes augmente la densité des hautes
lumières et accentue l'effet de bord.
Pour un renforcement au chrome, redévelopper dans une solution
de travail de PMK.
Affaiblissement
L'image argentique peut être affaiblie dans un affaiblisseur de
type Farmer.
La coloration typique au pyrogallol s'affaiblit plus facilement que l'image
argentique. Sur la plupart des films, elle constitue 40 % de la densité
totale du négatif. Un séjour de 3 minutes dans un bain constitué
d'acide acétique à 1 % mélangé à 10
g de sulfite de sodium par litre d'eau est très efficace.
Erreurs de développement
1- Développement inégal, montrant des régions
de densités trop dissemblables, tant pour l'argent métallique
que pour la coloration de l'image; phénomène surtout présent
vers le centre du négatif. Coloration de teinte inégale,
variant du vert olive au jaune. Défaut causé par une
agitation insuffisante.
Augmenter la vivacité et la fréquence de l'agitation, particulièrement
si les négatifs sont un peu faibles et manquent de coloration.
2- Bords de l'image plus dense. Provient d'une agitation inadéquate,
provoquant des turbulences sur les bords du négatif. Revoir l'agitation
(cf 1)
3- Traces transversales et:/ ou latérales de forte densité.
Causées par une agitation inadéquate, ou une obstruction
physique due au matériel de développement.
Revoir l'agitation, plus vive et plus fréquente. Vérifier
que le matériel de développement ne comporte pas d'élément
induisant des turbulences.
4- Moutonnements. Peuvent indiquer une mauvaise agitation, mais
aussi un révélateur contaminé. Vérifier que
le matériel de développement est exempt de traces de produits
chimiques qui peuvent contaminer le pyrogallol.
5- Marques irrégulières de forme circulaire; lignes plus
ou moins larges de fortes densités. Liées à un
problème de prémouillage. La première minute d'immersion
dans le pyrogallol est critique . Bien que toute gélatine gonfle
dans l'eau, ce phénomène est plus rapide en solution alcaline.
Si une partie de la gélatine ne s'est pas bien dilatée avant
que l'effet de tannage du pyrogallol n'intervienne, une irrégularité
de traitement va se produire. Veiller alors à bien prémouiller
le film, de 3 à 5 minutes, dans une solution d'environ 2° C
plus chaude que le révélateur. Un autre remède est
de prémouiller avec un bain légèrement alcalin (2
g de métaborate de sodium par litre d'eau) ; ainsi, l'acidité
éventuelle de l'eau du robinet sera neutralisée et la gélatine
gonflera mieux.
6- Proportion d'argent métallique plus importante que la coloration
du négatif.
Ce phénomène rare peut se produire en cas de surexposition
sur certains films. Revoir l'indice d'exposition. Diluer le révélateur
en ajoutant 25% d'eau en plus; et augmenter le temps de développement
de 15 à 25 %. Ne pas réduire la quantité de concentré
A ou B; diluer plus le révélateur.
7- Points noirs, marques sombres, présence de corps étrangers
sur l'émulsion. Dus à la présence de sels métalliques
dissous dans l'eau. Filtrer l'eau ou employer une eau distillée.
Tirage des négatifs
A la prise de vue, une exposition minimum doit être assurée
pour fournir des ombres suffisamment détaillées. Un révélateur
au pyrogallol ne sauve pas un négatif sous-exposé. En Zone
Système, choisir une densité de 0,1 à 0,2 au-dessus
du voile pour établir la Zone I.
Ne pas hésiter, si les ombres jouent un rôle important dans
l'image finale, de surexposer de 1/2 diaphragme.*( on pourra surexposer
de 1 diaphragme sans souci, puisque le PMK ne bouche pas les hautes lumières
. Le temps d'exposition sous l'agrandisseur sera juste un peu prolongé.)
Au tirage, elles seront assombries en posant un peu plus longtemps que
nécessaire et seront traduites avec beaucoup de détail.
Les hautes lumières doivent être bien posées à
la prise de vue ; Si on tire sur du papier à contraste variable,
ne pas hésiter à donner une ample exposition pour les hautes
lumières (Zones VIII à X). On les fait venir sans difficulté
au tirage, sans perte de détail.
Avec les papiers gradés, qui sont sensibles à la lumière
bleue, la coloration d'un négatif au pyrogallol fait office de
masque de contraste. Prévoir un développement plus doux
que pour un tirage sur papier à contraste variable.
Le papier à contraste variable est probablement le support qui
traduit avec le plus de finesse les subtilités d'un négatif
développé dans le PMK. Le résultat est extraordinaire
de luminosité et de gradation tonale. La coloration jaune -v ert
des régions les plus denses du négatif agit comme un masque,
dont la teinte réduit le contraste des hautes lumières.
Le contraste des ombres et des valeurs moyennes s'affine au moyen d'une
filtration adéquate pour leur procurer toute la vigueur recherchée;
les hautes lumières, par l'effet de la coloration des parties les
plus denses du négatif, sont facilement traduites avec une densité
satisfaisante et un détail fouillé. Enfin, la coloration
du négatif jointe à la faible densité de l'image
argentique donne une progression de tons moyens et clairs d'une grande
douceur et d'une belle luminosité.
Tirages pour les procédés anciens (notamment platine/ palladium)
Les anciennes formules de révélateur au pyrogallol produisaient
un fort voile coloré, relativement inactinique. Le PMK évite
ce problème, particulièrement avec les films qui possèdent
une base très transparente, comme les films de 100-125 ISO et moins.
L'ensemble image colorée/ image argentique offre une excellente
séparation dans les hautes lumières.
Choix d'une tête d'agrandisseur
Toutes les têtes classiques fonctionnent bien avec des négatifs
développés dans le PMK: lumière diffuse multigrade
ou couleur ( quartz - halogène), lumière condensée,
lumière froide avec un filtre CC ou CP 40 Y. Noter que la teinte
importante du négatif réduit considérablement l'effet
Callier provoqué par les lumières condensées : cet
effet ne concerne que l'image argentique du négatif, nettement
moins importante que pour un film développé dans un révélateur
classique.
Réactions chimiques du pyrogallol
sur le film : oxydation, tannage, coloration etc.
L'oxydation, au cours du développement, produit une coloration
et un tannage de la gélatine. Ce tannage épouse les contours
des diverses densités d'argent métallique, rétracte
la gélatine et crée une image en relief, visible sur le
côté émulsion du négatif. Ce phénomène
est plus prononcé avec le pyrogallol qu'avec n'importe quel autre
révélateur.
Au cours du développement, le pyrogallol durcit la gélatine
immédiatement et indépendamment du processus de réduction
de l'argent. Il y a développement en surface, la pénétration
du révélateur étant retardée par le durcissement
de la gélatine. Ce tannage permet qu'au cours du développement,
les ions de bromure (provenant des halogénures réduits ou
dissous) ne diffusent pas dans l'émulsion; l'effet de bord entre
deux régions de densités différentes est accru; l'acutance
y gagne.
La coloration d'un négatif développé dans le PMK
est le phénomène visuel le plus perceptible. Cette coloration
est fondamentale et doit présenter la même constance d'un
développement à l'autre.
Il y a deux types de coloration. La première est aérienne,
provoquée par l'oxydation du révélateur (due à
l'oxygène de l'eau et de l'air); elle conduit à un voile
général coloré. La seconde est plus complexe (association
d'un produit polymérisé dérivé de l'oxydation
du pyrogallol, et de la gélatine) ; elle donne une image colorée
formée avec l'argent réduit. Cette coloration est assurée
par la réduction directe par le pyrogallol comme par sa réactivation
liée à la présence de génol ( phénomène
de surraditivité). La coloration provoquée par l'oxydation
aérienne est jaune ou brune ; celle qui provient de la réduction
chimique donne une teinte généralement jaune - vert.
Avec les films de sensibilité moyenne ou rapide, la coloration
de l'image s'accompagne souvent d'un léger voile coloré.
Vouloir éliminer ce dernier conduirait à affaiblir la coloration
de l'image et donc la qualité du tirage.
Le PMK procure une image colorée proportionnelle à la quantité
d'argent exposé et apparent sur le négatif. Le voile général
est très faible comparé à la coloration de l'image
; il représente donc un inconvénient négligeable.
La coloration de l'image est liée au pH. Une solution alcaline
augmente la coloration; un bain acide la diminue. Dans le bain d'arrêt
et dans le fixateur l'image colorée est à peine visible;
mais elle est présente de façon latente. En fin de fixage,
une fois que tous les halogénures non réduits sont dissous,
l'immersion du négatif dans une solution alcaline produit rapidement
une coloration vigoureuse. Durant le lavage, la coloration s'intensifie
par l'oxygène présent dans l'eau mais aussi par l'action,
sur la gélatine, de l'oxydation d'éléments complexes
(générés par le pyrogallol). Attention, une eau de
lavage acide risque de diminuer la coloration.
On peut corriger une coloration trop intense de l'image en l'affaiblissant
dans un bain acide. Un retour du négatif dans une solution alcaline
ferait revenir la coloration sans toutefois lui redonner toute la vigueur
d'origine. Remarquer qu'une fois que le film est sec, la correction de
la densité de la coloration est moins efficace qu'en fin de lavage.
L'image négative colorée est très stable.
PMK et pH
Pyro requires an alkaline pH of about 10.5-11 to be a primary developer.
At this pH level, however, it combines readily with free oxygen.
Metol becomes very active at a pH 9.5, while Phenidone becomes active
at a pH of 8.0-8.5. The PMK formula has a pH of about 9.6. this is below
the pH level that allows rapid aerial oxidation of the pyro, but the pyro
still reacts vigorously with the metol in a synergistic, or ‘’superadditive’’
reaction. Since the solution doesn’t oxidize rapidly, the need for
sulfite is eliminated. The absence of sodium sulfite significantly increases
the image stain density, which in turn increases film speed.
PMK Developer
L'efficacité développatrice maximale du pyrogallol commence
à un pH de 10,5 - 11. Mais à ce stade, l'oxydation aérienne
est rapide (défaut majeur du pyrogallol). Le génol, dont
l'activité devient très performante à un pH plus
bas (9,5), produit pour ce pH une action de suradditivité avec
le pyrogallol (le PMK possède un pH d'environ 9,6). A un pH de
9,5-9,6, l'oxydation du pyrogallol se trouve fortement réduite;
le sulfite de sodium comme préservateur devient donc inutile en
forte quantité. Une forte concentration de sulfite diminuerait
la capacité de coloration de l'image; et la coloration, qui amène
un surcroît de densité du négatif, produit une sensibilité
qui correspond ou s'approche fortement de celle proposée par le
fabricant du film.
Capacité de la solution de travail
La formule est assez vigoureuse (bien que lente) et permet de développer
jusqu'à 1000 cm _ de film par litre de solution de travail, soit:
20x25 : 2 PF 4x5 :8 PF
220 : 1 films 120 :2 films
135-36 : 2 films 135-24 : 3 films
Conservation de la solution de travail
Les dilutions recommandées donnent une action équilibrée
du révélateur. Des temps de développement prolongés
peuvent être appliqués sans crainte ; en cuvette découverte,
le PMK se conserve pendant une heure sans affecter la qualité du
développement.
Indications de temps de développement
(Agitation toutes les 15 secondes. Temps indicatifs de développement
en cuvette et en cuve inox ou type Paterson)
FILM |
TEMPS à 21°C |
TEMPS à 27°C |
Bergger
BPF200 (EI 100 ) |
11 minutes |
7 minutes |
Agfa 25
(EI16) |
11 minutes |
|
Agfa 100
(EI80) |
13 minutes |
|
Agfa 400
(EI200) |
16 minutes |
|
Ilford
FP4 (EI160) |
12 minutes |
7 minutes |
Ilford
HP5 (EI400) |
13 minutes |
8 minutes |
Ilford
PANF (EI32) |
9 minutes |
|
Ilford
Delta 400 (EI320) |
11 minutes |
|
Kodak
Tri-X (EI260) |
14 minutes |
|
Kodak
T-Max 100 (EI100) |
13 minutes |
|
Kodak
T-Max 400 (EI400) |
15 minutes |
|
D’après Gordon Hutchings, le film Bergger
BPF200 est équivalent au Kodak Super XX aujourd’hui introuvable.
L’utilisation du BPF200 avec ce révélateur et le tirage
sur les papiers Bergger Prestige permettent l’obtention d’une
qualité inégalée jusqu'à ce jour en terme
d’acutance et de finesse dans les hautes lumières.
TOXICITÉ |
Le pyrogallol
est très toxique, provoquant des troubles rénaux,
hépatiques, circulatoires, pouvant même entraîner
la mort ; l'empoisonnement peut se produire par voie cutanée
(Encyclopédie Universalis).
Le pyrogallol est surtout toxique par inhalation quand il se présente
sous forme de poudre ou lors de sa dissolution dans l’eau
(dégagement gazeux). D’ou la nécessité
de le présenter sous forme liquide.
Concluons par une note enthousiaste. Il n'y a aucune raison de s'inquiéter
de quelques gouttes de solution qui tomberaient sur les mains nues.
Des générations de photographes l'ont employé
sans incident majeur sans avoir pris autant de précautions
que celles que nous venons de mentionner. |
En
résumé : tous les produits chimiques sont dangereux
et doivent être manipulés avec précautions.
Utiliser des gants à chaque utilisation. |
GENOL
(METOL)
Quelques personnes développent des symptômes d’allergie
à ce produit. Dans ce cas arrêter l’utilisation
et consulter un médecin.
PYROGALLOL
Le pyro est réellement toxique par inhalation , contact avec
la peau ou ingestion. Le pyro est également un phénol
et peut provoquer des brûlures. Utiliser des gants et nettoyer
tout le matériel à l’eau et au savon. Un contact
bref avec la peau peut causer une tache sombre qui n’est pas
une brûlure. Un contact prolongé avec la peau peut
causer une brûlure chimique qui ressemble beaucoup à
une brûlure par la chaleur. Garder les solutions hermétiquement
closes et à l’abri de la lumière.
NE PAS LAISSER A LA PORTEE DES ENFANTS
PREMIER SOIN : En cas de contact avec le produit, rincer abondamment
à l’eau. En cas de contact plus important ou dans les
yeux, consulter un pharmacien. En cas d’inhalation ou d’ingestion,
prévenir un médecin.
SI POUR UNE RAISON QUELCONQUE VOUS NE SOUHAITEZ PAS ASSUMER TOUS
LES RISQUES INHERENTS A L’UTILISATION DE CES PRODUITS CHIMIQUES
, RETOURNER CE PRODUIT QUI VOUS SERA REMBOURSE.
Vous êtes priés de consulter les autorités locales
concernant vos rejets et la législation y afférent
.
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