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Produits Chimiques Pour Traitement: Revelateur BER-01 LITH

Ce révélateur est spécialement conçu pour l’obtention de clichés à l’aide de la technique lith. Les résultats optimum sont obtenus avec les papiers « compatible-lith en utilisant les deux solutions concentrées et les additifs (solutions à 10% de bromure et sulfite).
Les papiers « compatible-lith » sont tous à base d’émulsion chlorobromure sans accélérateurs de développement comme le phénidon. Les papiers BERGGER sont adaptés à ce type d’effet. Si l’on veut essayer d’autres papiers, il est recommandé de procéder au test suivant : étendre quelques gouttes de la Solution B sur une partie du papier placé à la lumière du jour. Si après deux ou trois minutes aucune trace brune ou noire n’apparaît cela indique que votre papier contient uniquement de l’hydroquinone et mérite d’être essayé. Dans le cas où le papier noircit entièrement, et en particulier quand ce noircissement apparaît immédiatement, un accélérateur de développement est présent ce qui entraînera un succès incertain à moins d’essayer d’éviter le problème par un pré-lavage prolongé du papier !
Les indications données dans le tableau sont des recommandations de base. Les temps de développement dépendent de la dilution et de l’exposition, nous nous baserons sur un contraste moyen et une température de développement de 20° C. Augmenter la température à 24° C ou plus accélère le processus de développement, sans avoir d’effets négatifs sur le résultat.

Préparation de la solution de travail
Exemple pour l’utilisation du Bergger / Variable CB. Dilution 1+10
Ajouter : 50ml Solution A + 50ml Solution B = 100ml . Révélateur x 10 = 1000 ml
10ml Solution de bromure donne au papier la tonalité préférée.
Les solutions concentrées et les additifs devront être dilués avec 800 ml d’eau. Compléter pour obtenir les 1000 ml, agiter vigoureusement et commencer avec 800ml de solution de travail. Le reste sera utilisé pour la régénération.
Si le temps d’exposition pour un traitement conventionnel est inconnu, l’utilisateur devra déterminer le temps d’exposition normal avec son révélateur habituel en faisant des tests qui lui permettront de déterminer la plus grande ouverture possible. Le temps d’exposition ainsi déterminé servira de base. L’exposition pour cet exemple est obtenue avec un diaphragme de 2,5. Le temps de développement sera de l’ordre de 7 minutes.
Les épreuves devront être agitées continuellement durant le développement et maintenues dans le révélateur (pas d’épreuve en surface).
Avec ce procédé, le contrôle du développement par inspection doit être effectué , du moins vers la fin. En résumé : émulsion au-dessus, ne vous souciez pas de l’apparition du voile et agiter continuellement. Rien ne paraît arriver au début du développement.
L’image peut apparaître au bout de deux à quatre minutes. Dans le cas de fortes dilutions et concentrations en bromure, l’aspect de l’image sera très doux. C’est absolument nécessaire pour obtenir une différenciation de la valeur de la tonalité dans les hautes lumières quand il y a différentes colorations (brun-jaune, ocre, brun-rouge, rose) Après la première moitié du temps de développement, l’épreuve ne présentera pas son aspect définitif (différentiation : lumière/ombre). Les zones d’ombre ne doivent pas apparaître trop rapidement car la « zone lith » sera trop importante dans l’épreuve finale.
L’épreuve semblera plate et faible presque jusqu’au terme du développement. Puis la semiquinone réagit et les noirs commencent à apparaître, gagnant toutes les zones d’ombre par contagion. Il faut alors un peu de pratique pour reconnaître le moment opportun de l’interruption du traitement. Quelques secondes de différence feront que votre épreuve pourra se retrouver à la poubelle ou sur le mur d’une galerie d’exposition.
Terminé ! Retirez l’épreuve ! Bain d’arrêt ! Puis agitation !
Laissez s’écouler l’excédent de révélateur sur l’épreuve, bien que cela vous obligera à renouveler votre bain d’arrêt plus fréquemment.
Appliquer les quelques règles suivantes :

Plus l’exposition est importante, plus les tons de l’épreuve seront chauds dans les hautes lumières et demi-teintes et la gradation sera douce. Si l’exposition est augmentée, alors le révélateur devra être modifié vers une plus grande dilution ou une augmentation de la teneur en bromure car autrement l’image apparaîtra trop rapidement. Dans des cas extrêmes, les hautes lumières provoqueront le noircissement avant que le développement par contagion ne commence.
Plus le départ du développement par contagion est retardé, plus l’effet sera important.

Ceux qui sont impatients peuvent commencer dès maintenant. Les utilisateurs désirant plus de renseignements peuvent lire ce qui suit.

Une compréhension du mécanisme de développement est absolument indispensable pour obtenir un bon dosage et une régénération adéquate. Une description détaillée de cette méthode complexe ne sera pas remplacée par le contenu de cette présentation (pour plus d’informations, nous recommandons Tim Rudman, The Master Photographers Lith Printing Course ISBN 1-902538-02-1), qui explique les phases les plus importantes. L’initiateur du développement par contagion est la formation de semiquinone pendant le développement. La semiquinone est un dérivé oxydé de l’hydroquinone, laquelle est normalement « déplacée » par les antioxydants (tel le sulfite de sodium) contenu dans le révélateur. Pour cette raison, les révélateurs lith ne peuvent contenir que des traces de sulfite libre, ce qui contrarie la durée de vie de la solution de travail. La formation rapide de semiquinone dans ce révélateur est provoquée par un additif. Pour cette raison les recommandations souvent formulées de « inoculation » (addition de solution usagée, particulièrement oxydée) ou de « maturation » (démarrer la production de semiquinone en développant un échantillon de papier) des solutions de travail, n’est pas obligatoire ; même la première épreuve aura un aspect « lith ». Ces méthodes sont néanmoins employées pour stabiliser le révélateur ; cependant on peut obtenir des résultats semblables après le passage de la troisième épreuve. Des barrières à différents niveaux pour limiter l’efficacité peuvent s’établir pour éviter à la semiquinone d’ intervenir rapidement dans le processus. En addition à d’autres retardateurs, le bromure est généralement employé dans ce cas. Il n’est pas capable de commencer son action sur les molécules d’argent partiellement développées jusqu’au moment ou la totalité de la semiquinone du révélateur a dépassé le seuil déterminé par le choix de l’utilisateur. Ensuite, son effet est rapide, égalant dans son action une substance de développement à effet sur additif.
Des révélateurs lith qui sont très épuisés, particulièrement ceux qui sont très dilués, atteignent les limites de leur effet tampon par la production d’acides oxydants. Le sulfite est épuisé, l’alcalinité chute, ce qui conduit à la situation où les hautes lumières nécessitent plus de lumière que les semiquinones n’admettent. Une difficulté supplémentaire est la quantité croissante de bromure qui provient de l’émulsion. Pour cette raison, pour avoir des résultats similaires, une régénération est nécessaire, au moins avec des dilutions supérieures à 1+15. Le type de régénération et la quantité dépendent du papier utilisé. Normalement, la régénération avec une solution de travail de la même dilution ( avec zéro ou peu d’additif bromure) est suffisante. Encore plus de détails ci-dessous :

En ajoutant :
+Solution A : contraste, plus coloré, plus de grains , lenteur, écourte durée de vie solution de travail ;
+Solution B : douceur, mois coloré, rapidité, allonge durée de vie solution de travail.
+Bromure : retarde le début de l’effet lith, demande plus de lumière.
+ Sulfite : antioxydant diminue les noirs, prendre garde au dosage qui peut accroître l’effet de grains.

Durée de vie solution de travail. Des recommandations générales concernant les solutions de travail lith n’ont pas de sens. Les facteurs suivants ont un effet sur la durée de vie :

1) La dilution.
2) La composition : relation entre A et B et additifs tel le sulfite de sodium.
3) Proportion entre : frais – usé – très usé.
4) Oxydation en surface : flacon totalement rempli ou entamé ;
5) Quantité de révélateur par surface d’oxydation ;
6) Régénération.

L’aspect visuel de la solution de travail (coloration) donne une idée sur son état. Une solution fraîchement préparée est claire, elle jaunit au fur et à mesure de son utilisation. Elle ne doit pas être régénérée trop tardivement. Quand on approche le rouge-brun ; le contrôle devient difficile, la coloration noire-rouge signifie que c’est trop tard ! Les bains qui sont très peu utilisés (jaune) peuvent être stockés pour quelques jours dans des flacons hermétiquement fermés.

Péremption des solutions concentrées.

A Flacons pleins et demi-pleins : 24/12 mois après la date de fabrication.
B Flacons pleins ou entamés : 24 mois après la date de fabrication ;
C Solutions anti-oxydantes. Flacons pleins ou demi-pleins : 8 ou 2 mois après la date de fabrication.
D Solution de bromure de potassium : pas de limite.

Régénération : pour obtenir des résultats constants ; la régénération devra être effectuée régulièrement, à partir de la troisième à la cinquième épreuve par litre. Les différents types de régénération suivants sont possibles, en fonction du papier utilisé, sans pouvoir les associer.
1) Utiliser une solution de travail de la même dilution (prendre la moitié du bromure contenu dans la solution initiale). L’ajouter pendant le développement si nécessaire, mais alors, graduellement et avec une vigoureuse agitation.
2) Avec la solution B diluée, pour maintenir une valeur de pH stable (au cas où le point lith chute trop bas) ; ne pas exagérer ; démarrer avec de faibles quantités et contrôler les effets.
3) Avec la solution C, 2 à 5 ml sont suffisants, des quantités plus importantes sont nécessaires avec certains papiers pour éviter d’avoir un phénomène de « poivrage » et des points noirs.

Quelques « trucs » et renseignements
Température de traitement : la température normale , comme toujours est de 20°C. Des températures inférieures ne sont pas recommandées. La température peut être montée jusqu’à 25-28°C pour diminuer le temps de développement. Le gain de temps en passant de 20°C à 25°C est de 40%. Les solutions riches en bromure peuvent être élevées au-dessus de 25°C, quoique l’on doive se souvenir qu’une élévation de température du bain de traitement favorise son oxydation.
Le formol, qui apparaît généralement dans les révélateurs lith, est absent dans cette formule. Cela signifie qu’il n’y aura pas d’ odeur désagréable et aucune nocivité respiratoire possible même à haute température.
Développement à deux bains : souvent la seule solution pour une définition dans les hautes lumières + des noirs « lith », avec un négatif contrasté et un papier à haute teneur en bromure d’argent.
Exemple : premier révélateur contenant beaucoup de bromure (hautes lumières maintenues, zones d’ombres développées sans effet « lith ») , et second révélateur sans bromure ni sulfite, même peut être avec un léger excès de Solution A (plus de 30-60 secondes sont rarement nécessaires).

Virage
: les épreuves lith sont très sensibles au virage. Un virage au sélénium ou à l’or (ou une combinaison des deux) est même souvent indispensable.
C’est incontestablement le virage au sélénium qui donne le plus grand choix de possibilités. Dépendant de la dilution et du temps d’exposition, on peut seulement augmenter les ombres ou changer leur tonalité, ou on peut modifier l’ensemble des tons de l’épreuve. Quelques papiers, traités « lith » avec beaucoup de bromure, n’obtiennent pas un noircissement maximum. Le sélénium provoque un miracle avec eux, à 1+3 ou 1+9 pendant 10 à 30 secondes !

Tannage : Quelques papiers (en particulier ceux qui présentent une surface mate ou ceux de fabrication récente) devront être durcis avant de subir un virage dans un bain agressif comme cyan, sulfure, sélénium ( moins de 1+15) quand ils ont été développés plus de 8 minutes, dans le but d’éviter une coloration dans les « blancs ».
Le tannage de la gélatine est généralement possible à toutes les étapes du traitement :
1) tannage avant le développement (durcisseur alcalin), l’inconvénient est le temps requis – chaque épreuve nécessite un traitement additionnel de 3 ou 4 minutes.
2) Tannage en relation avec le bain d’arrêt ou le fixage : avantage – durcisseur additif prêt a l’emploi commercialisé – inconvénient – prolonger considérablement le temps de lavage.
3) Tannage après fixage et un rapide lavage avec l’une des solutions d’acide bien connues, Inconvénient : lavage important à effectuer avant le virage au sélénium, où il faut neutraliser l’acidité du papier par un lavage spécifique.

Quoi encore ? « L’interrupteur » de l’effet lith.
Si vous voulez faire disparaître l’effet lith en conservant les possibilités de coloration, alors employer « l’interrupteur ».
Il y a deux méthodes différentes pour obtenir cela :
1) de petites quantités de n’importe quel révélateur papier donné : parce que, tous les révélateurs disponibles dans le commerce, à quelques exceptions près, contiennent deux produits de développement, l’hydroquinone dans un révélateur lith réagit en supplément avec au moins une substance développatrice et l’effet »lith » n’est plus possible. La tonalité de l’épreuve vire plus ou moins dans la direction du vert.
2) Une importante quantité de sulfite de sodium : la quantité vraiment correcte, dépendant du papier utilisé, se situe entre 40% et 200% de la quantité de solution A.
De très belles tonalités brunes peuvent être obtenues avec des papiers à ton chaud en particulier.
Exemple : BERGGER Prestige . Dilution 1+8 ton brun et 1+15 ton rouge-brun
Eau : 830 + A 60 + B 50 + C 50 Exposition + 1f, développement 6 minutes
Eau : 1600 + A 60 + B 50 + C 50 Exposition +2,5f développement 10 minutes.

Recommandations générales pour le traitement des papiers BERGGER

BERGGER Prestige CB ART et CM ART


Peut être développé « Lith » avec une quantité de bromure dans le révélateur, augmentée ;
Dilution recommandée : 1+10 à 1+ 25
Blancs : doux, ocre au chrome orangé, en fonction de la dilution et de l’addition de bromure
Noirs : chauds, parfois moins accentué que la moyenne, pouvant aller jusqu’au verdâtre.
Point lith : temps requis 8-10minutes (dilution 1+10), le temps correct doit être contrôlé de visu pour l’obtention d’un résultat maximum.
Avant le fixage l’épreuve semble trop noire. Un voile apparaît sur l’image qui disparaît soudainement quand l’épreuve est plongée dans le fixateur. Seulement alors les caractéristiques de l’image apparaissent.
Virages : toutes les méthodes connues sont possibles (de préférence à l’or et au sélénium).
Le sélénium (concentré et traitement court) est particulièrement recommandé pour intensifier les noirs.
Comme pour tous les papiers contenant des chlorures d’argent à forte teneur, tout d’abord les blancs prennent un ton « moyen » et finalement les noirs virent vers une tonalité rouille. Ce résultat est obtenu par des virages au sélénium . Pour minimiser cette tonalité, modifier la dilution de 1+5 à 1+20 et cesser le traitement dès que possible.

BERGGER Prestige Variable CB


Mêmes caractéristiques que CB ART et NB ART . Exposition à la lumière blanche si possible.
Ne pas descendre au-dessous du grade 1 lors de l’exposition.

BERGGER FINE ART

Notre papier 100% coton très épais, non baryté, ton neutre peut être traité « lith » et donne de très beaux effets, lorsque vous vous serez aguerri sur d’autres papiers.
Seulement pour des utilisateurs expérimentés.
Blancs : tonalité ocre au jaune-rougeâtre en fonction de la quantité de lumière et de bromure.
Noirs : brun-noir, aspect de « grain », (si manque de sulfite) accentuation des tonalités.
Points lith : nécessite un long moment à cause de concentration en bromure.
Virages : or ou sélénium.
Après un développement long et parfois même avec deux bains jusqu’à 12 ou 15 minutes, votre patience sera récompensée car les résultats seront remarquables.

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